Histoire familiale de Fabian et Laurent Regairaz · Italie et Alger
De Cetara à Alger : les Galano, les Autuori et la mer
Actualisation du 16 octobre 2026, d’après le tableau d’ascendance de l’arbre emmett transmis à cette date. Les professions et les liens sont repris avec leurs réserves ; les actes cités dans les versions précédentes restent identifiés séparément.
Anna Galano, épouse de Marcel Mignon, est notre arrière-grand-mère. Par elle, mon frère Laurent Regairaz — Chicandier — et moi rejoignons les familles de Cetara, sur la côte amalfitaine. Les nouveaux dossiers rapprochent les registres italiens, l’état civil algérois et l’histoire du village.

Dans ce récit
- Les Galano : des générations autour de Cetara
- Anna : deux sœurs, un prénom à démêler
- 1754 : une maison, quatre personnes et une part de barque
- Un port avant la traversée
- La rencontre d’Anna et de Marcel
- Un village assez petit pour que les noms reviennent
- Deux rivages dans une même famille
- Poursuivre de l’autre côté de la famille
Les Galano : des générations autour de Cetara
Le tableau actualisé suit Gennaro Galano, puis Sabbato Antonio Galano, marin, et Maria Angelica Giordano ; viennent Giuseppe Galano et Mariantonia Pappalardo. Leur fils Pietro Domenico Galano naît à Cetara le 7 juin 1824 et épouse Caterina Benincasa le 27 juin 1852. Caterina, née en 1832, est la fille de Romualdo Benincasa et de Rosa Pappalardo. Leurs descendants conduisent à Salvatore, puis à Anna : Giuseppe n’est donc pas le père immédiat d’Anna.
Salvatore Galano, capitaine pêcheur, né vers 1865 à Cetara, et Marie Antonia Autuori sont les parents d’Anna dans l’arbre actualisé. La monographie situe leur mariage à Cetara en 1887 ; le nouveau tableau n’en donne pas le millésime. Le nom du bateau et le jour de la traversée vers Alger restent à retrouver.
Marie Antonia est fille d’Antonio Salvatore Autuori et de Natalizia Carmina D’Acunto. Du côté D’Acunto–Ferrajolo, Luisia Ferrajolo est donnée comme sage-femme, avec la réserve « acte à vérifier ». Le récit conserve cette réserve et rend visible ce métier féminin aux côtés de ceux de la mer.
Anna : deux sœurs, un prénom à démêler
Repère pour le livrePage X · Anna, le nom que l’on voulait arrangerL’arbre actualisé du 16 octobre 2026 retient pour notre arrière-grand-mère Anna Nathalie Galano, née à Alger le 9 juillet 1896. La monographie antérieure signalait aussi une Anna née en avril 1898 et contenait des indications discordantes sur leur devenir. Je reprends ici l’identité retenue dans le nouvel arbre, tout en conservant la comparaison des deux actes de naissance et du mariage parmi les vérifications à terminer.

1754 : une maison, quatre personnes et une part de barque
Raconté dans le livrePage XI · Une maison et une moitié de barqueBien avant le départ pour Alger, le relevé familial du Catasto Onciario décrit Carlo Autuori, Maddalena Annarumma, leur enfant Giuseppe et Pascale, frère de Carlo. Le foyer dispose d’une maison et de la moitié d’une barque. Ce bien indivis donne son titre à l’un des récits du site : la fraction porte sur la propriété du bateau.
Carlo est un jalon précieux pour étudier les Autuori de Cetara. La chaîne le reliant à Maria Antonia, née au XIXe siècle, n’est toutefois pas établie par les éléments réunis. Son foyer figure ici dans l’enquête familiale et dans l’histoire du village ; il ne reçoit pas un rang certain dans notre ascendance.
Lire l’histoire de la maison et du demi-bateau.
Un port avant la traversée
Le volume d’Alfonso Pappalardo, Ubi Cetara dicitur, restitue l’histoire locale au-delà de notre arbre. Il retrace notamment l’autonomie communale acquise en 1834. Cette histoire du village éclaire les générations précédant le départ pour Alger. Elle donne aux actes un paysage politique et maritime, sans tenir lieu de preuve pour une naissance ou une filiation.
Les Benincasa, Annarumma et Forcellino étendent le réseau des alliances étudiées. Chaque nom fait revenir un quartier, un métier, une fratrie. C’est ainsi que le récit peut prendre de l’ampleur : en passant de notre arrière-grand-mère à son entourage, puis de sa famille au village, tout en gardant les jonctions visibles.
La rencontre d’Anna et de Marcel
Raconté dans le livrePage IV · Bernard et Huguette, la mer entre les générationsRepère pour le livrePage V · Huit noms pour agrandir la maisonRaconté dans le livrePage X · Anna, le nom que l’on voulait arrangerLe nom d’Anna est notre entrée dans le village italien, mais son couple nous conduit aussi dans une autre direction. Marcel Mignon est né à Grez-sur-Loing en 1897. Il est le fils du graveur Abel Mignon et de Louise Chesneau, issue des familles rennaises. Les actes le qualifient d’artiste dessinateur. Lorsqu’Anna et Marcel se rencontrent dans le dossier familial, deux ensembles très différents commencent à tenir sur la même page.
Du côté d’Anna viennent les Galano, les Autuori, les Benincasa et les Pappalardo. Du côté de Marcel viennent les Mignon du Périgord, les Doux de Charente, les Lavocat et les Chesneau. Huguette, notre grand-mère, est leur fille. Elle porte donc une histoire que son seul nom Mignon ne peut pas contenir : des graveurs et des brodeuses, des familles de la terre et des familles de la mer.
L’album Mignon donne des images de l’autre moitié de ce couple : des enfants sur une plage, une maison de pierre, un pique-nique sous les arbres. Ces photographies ne représentent pas les Galano à Cetara. Elles montrent le monde familial dans lequel Marcel a grandi. Les placer près de la vue du village italien permet de regarder les deux côtés de l’alliance sans inventer un portrait d’Anna qui nous manquerait.
Un village assez petit pour que les noms reviennent
Les chiffres relevés dans l’étude de 1754 donnent une mesure de cette présence : vingt-neuf foyers Pappalardo, sept Galano, sept Autuori. Le même patronyme conduit donc à plusieurs portes. Cette densité explique pourquoi le prénom du conjoint, un frère présent dans la maison ou une adresse peut devenir décisif. Le village ne se laisse pas reconstruire avec les noms seuls.
Le mariage de Pietro Galano et de Catarina Benincasa, donné en 1852, réunit deux familles déjà liées aux Pappalardo. Puis le foyer Galano–Autuori apparaît dans le dossier du départ vers Alger. Le mouvement s’observe à l’échelle des personnes. La mer qui borde Cetara devient l’espace séparant deux lieux où l’on retrouve la même parenté.
Alger réunit ensuite plusieurs chemins de notre histoire maternelle. Les Vargues y ont leur magasin d’horlogerie ; les Galano et les Mignon y appartiennent à un autre dossier. Ces présences ne racontent pas le même voyage. Elles expliquent pourquoi la ville revient si souvent lorsqu’on remonte depuis nos grands-parents : des départs différents ont fini par rapprocher leurs descendants.

Deux rivages dans une même famille
Le bateau de la traversée reste à retrouver. Les noms, eux, ont atteint l’autre rive. Anna épouse Marcel ; Huguette naît de leur union ; notre mère, puis Laurent et moi, prolongeons cette histoire. Cetara n’est pas un paysage choisi pour embellir l’arbre. C’est le village dont les familles nous ont donné l’un de ses chemins.
Sources, filiations et pistes de recherche
Sources et repères de recherche
Les familles de Cetara, monographie familiale V4 ; Fabio Paolucci, Cetara di Cava nel 1754, étude du Catasto Onciario ; Alfonso Pappalardo, Ubi Cetara dicitur, Pro Loco, 2017 ; notices Galano–Autuori et relevé du foyer Autuori–Annarumma. Les deux naissances Anna et les dates du mariage Mignon–Galano doivent être confrontées aux actes originaux. La mention d’un autre relevé fiscal en 1794 reste distincte de l’étude de 1754.
Actualisation : arbre emmett du 16 octobre 2026, Sosa 15, 30–31, 60–63, 120–127, 240–241 et 480. Les générations Galano sont rétablies ; la date de 1784 autrefois associée à Giovanni Autuori ne figure plus dans cet export et n’est pas reprise. La réserve sur les deux Anna, celle sur la profession de Luisia Ferrajolo et le raccord non démontré au foyer Autuori de 1754 restent explicites.
Poursuivre de l’autre côté de la famille
Abel Mignon, le père de Marcel · Les Vargues, de Rennes à Alger · Le parcours familial complet
Ce territoire dans le livre
Retrouver les récits, leurs repères et leurs questions ouvertes.


